Merci les autruches.Gilles de Maistre est de retour avec son habituel film sur la nature et les animaux ! Plutôt client de ce genre d’histoires, je restais sur deux grosses désillusions le concernant avec le maladroit : Le Dernier Jaguar (2024) et l’immonde : Moon le Panda (2025).J’avais donc fait le choix, cette fois-ci, de ne pas me rendre en salle pour L’Enfant du Désert.Je viens de le découvrir, et que ça fait plaisir d’avoir une œuvre qui tient la route !Ce n’est pas Mia et le Lion blanc (2018) ou Le Loup et le Lion (2021), mais ça reste efficace.J’y ai retrouvé de l’émotion sincère. L’histoire est moins nian-nian qu’à l’accoutumée, bien que pas toujours adroite, mais le cœur y est.Les images sont magnifiques avec une réelle envie de mettre en avant ces paysages majestueux. Le tournage a eu lieu dans des décors naturels, une démarche très appréciable !La composition musicale est agréable et accompagne délicatement le récit.Le petit Hadara est très attachant, le voir grandir au milieu du désert n’est jamais ennuyeux pour le spectateur. Les parties où il est accompagné de sa famille de substitution sont les plus intéressantes à suivre.Le scénario n’est pas toujours clairvoyant, Gilles de Maistre déploie encore une fois une galerie de personnages assez clichés, mais ici l’artifice fonctionne suffisamment pour ne pas gâcher l’expérience. Le montage n’est inexplicablement pas dynamique.C'était mon principal reproche sur les précédents films du réalisateur, ici les animaux sont utilisés à bon escient. L’émotion est présente et une belle proximité se fait ressentir.Bravo aux trois jeunes acteurs qui interprètent Hadara. Bravo à Nahel Tran, Nahïl Bouazzaoui et Zayn Sekkat.Sympa de voir Kev Adams jouer les braves types.Ça véhicule de belles valeurs, c’est familial et attendrissant. Les enfants apprécieront sans doute ce long-métrage inspiré d’une histoire vraie.« Hadara adopta le désert et le désert l’adopta. »











