Movies get transformed when shown on TV. From this simple observation Nichetti crafts a social and aesthetic satire onthe relationship between both mediums, the postwar Italian social cinema and the crassness of the late 80s and how the desires of the former are linked to the consumerism of the latter. Lots of very inspired comic scenes, the commercials in particularly are great as is everything after Nichetti’s filmmaker goes back inside his movie to try to fix. The satire is made more effective by how he never let himself and notions of art and social cinema off the hook. There’s no escape escapism.
Che meraviglia di film ragazzi! Non mi spiego perché di Nichetti non parli nessuno (o forse me lo spiego). Il nostro, con la solita genialità e ironia, sfoggia una durissima critica alla televisione e all’atavica questione degli spot che interrompono la visione del film, così come si irride la presenza del critico cinematografico sempre più annoiato dai film che recensisce fino al pubblico a casa totalmente distratto. Tutto questo è reso bene sia dalle interpretazioni magistrali degli attori sia, e direi soprattutto, dalla regia, quella di Nichetti, che sapientemente fa coesistere toni e generi totalmente diversi: diventa “televisivo” quando ci fa vedere la diretta tv, quando arriva la pubblicità ci sembra davvero di vedere uno spot tv, quando parte il film ci sembra davvero di trovarci davanti a un film perduto di De Sica o di Camerini. Veramente ragazzi, una genialata dopo l’altra. Anche se ho potuto scorgere dei rimandi, ma lontani, a qualcosa che mi ricorda Ritorno al futuro, quello che è indubbio che qualcosa del genere in Italia non si era, e non sarà, più fatto! Critica, genialità, comicità e dramma tutto mischiato un grande film troppo dimenticato. Grande Maurizio Nichetti, un grande artista e che sa davvero cosa vuol dire fare del Cinema!
En ce moment, je fais du house-sitting en Gaspésie (I know !). Je n’ai pas apporté de DVD/BR et la connexion internet est atroce, donc je fais avec ce qu’il y a sur place. J’ai trouvé la VHS du Voleur de savonnette dans une boîte humide dans la serre. Je me préparais à un visionnement très second degré mais mon appréciation s’est avérée beaucoup plus sincère que prévue. Bon, c’est atonal, arythmique et lent, pas vraiment drôle, ce qui est tout un fardeau pour une comédie, mais l’humour est essentiellement meta, c’est étonnant, et passé quarante minutes (c’est une VHS alors mon minutage est à la louche, mais croyez-moi ça arrive très très tard), le concept décolle, et c’est franchement une super idée. Nichetti aurait pu en tirer plus de jus mais ce qu’il en tire est franchement pas mal. Éloquent et poétique, même.Il soulève des questions somme toute prégnantes sur les hiatus intermédiaux. Il remet en question nos rapports avec le cinéma, la télévision, la publicité, les différents degrés de respect et d’attention que ces médiums suscitent par un défaut qui n’est au fond qu’arbitraire. Sa perspective est bien ancrée dans les années quatre-vingts, années pendant lesquelles la publicité éclatait d’ambition et d’audace, et pendant lesquelles on présentait encore des classiques du cinéma à heure de grande écoute à la télévision.Il se penche aussi sur les changements sociaux qui séparent 1948 de 1988, de la condition féminine (je m’attendais à une parade de vulgarité, mais ce n’est pas du tout le cas, même quand il met en scène une « bimbo » de publicité, il critique ce « bimboïsme » et fait d’Heidi un personnage) à l’évolution économique de la classe moyenne (cette pauvre a pris une débarque depuis).Comme comique, Nichetti se mesure à des géants démesurés. Évidemment Chaplin, Tati, Keaton, Pierre Richard, les Marx, etc. Comme metteur en scène, il cite à l’écran Lubitsch, Melville, Frankenheimer et, plus lourdement, De Sica. Mais justement, il fait de l’ombre de ces géants le propos de son film. C’est à la fois effronté et touchant.